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La Grande Jacquerie de 1358

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Le coq rouge : C’est sous ce vocable quelque peu étrange que les paysans du 14ème siècle désignent le feu. A la fin du printemps de 1358, le coq rouge embrase soudainement un territoire qui couvre le sud du département actuel de l’Oise, une partie du Val d’Oise et la région de Meaux en Seine et Marne. Les flammes parviennent jusqu’en Normandie et en Champagne. Les incendies de la colère, les feux de joie puis les brasiers d’une impitoyable répression vont éclairer le ciel de Picardie et d’Ile-de-France entre le 28 mai et la fin du mois de juin.

La colère longtemps contenue éclate avec une incroyable brutalité. Les groupes villageois se rejoignent et forment rapidement une troupe nombreuse mais sans chef et sans objectif précis si ce n’est d’attaquer les châteaux, symboles de l’injustice et de l’oppression.


Combat entre paysans et soldats



Guillaume Calle est un paysan originaire du village de Mello, prés de Nointel. Ancien soldat, il correspond au profil du chef que les insurgés veulent se donner. Il consent, après un premier refus, à devenir le « capitaine général » de la Jacquerie et reprend à son compte le cri de guerre des paysans : “Mort aux nobles !” L’Hospitalier, un ancien moine qui, lui aussi a fait la guerre, le rejoint.


Eglise de Nointel

Guillaume Calle arrive en vue de l’armée de Charles le Mauvais, roi de Navarre. On le laisse approcher. Il met pied à terre, imité par ses compagnons. Il n’a pas le temps de s’approcher de Charles. Des hommes s’emparent immédiatement de lui et de sa suite. Il hurle à la trahison, au traquenard.


Charles le Mauvais est décidé à écraser la jacquerie

Le 9 juin, deux batailles décisives se livrent. Celle de Nointel où sept mille paysans, désormais sans général, subissent l’assaut de deux à trois mille soldats du Navarrais et la bataille de Meaux qui met aux prises les milices bourgeoises appuyées par des Jacques qui attaquent les nobles chargés de la protection de la femme du Dauphin.


Les Jacques sont écrasés lors de la bataille de Meaux

Meaux est en feu. L'armée des Jacques a été défaite à Nointel. C'est l'heure de la répression. Plusieurs milliers de paysans sont massacrés un peu partout et les villages incendiés en guise de punition. Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés sans procès. Les troupes galopent furieusement au milieu des blés mûrs, détruisant tout, incendiant maisons et champs.


Pendaison de paysans

Etienne Marcel, Prévôt des marchands de Paris a été à la fois l'allié de Charles le Mauvais et celui des Jacques dans le but d'écarter son principal adversaire: le Dauphin Charles, futur Charles V. La défaite des paysans et le comportement de la sodatesque anglo-navarraise exaspèrent les Parisiens. Lorsqu'ils apprennent qu’Etienne Marcel s’apprête à nouveau à faire entrer les anglo-navarrais dans la capitale et à remettre les clés de la ville à leur chef, les bourgeois se rebiffent. Au cours d’une brève bousculade, le 31 juillet 1358, Jean Maillard, un échevin fidèle à la royauté, fait assassiner Étienne Marcel devant la porte Saint-Antoine.



Exécution d'Etienne Marcel


650ème anniversaire de la Grande Jacquerie: Bibliothèque de Senlis, 26 avril 2008.
Conférence sur la Grande Jacquerie.



Conférence organisée par "Les Amis de la Bibliothèque de Senlis".




650ème anniversaire de la Grande Jacquerie: Bibliothèque de Senlis, 26 avril 2008.
Dédicace du "Coq Rouge".



Dédicace du "Coq Rouge" à l'issue de la conférence.






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