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Le décret Crémieux

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Histoire du monde arabe
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Dans l’Algérie coloniale, outre la communauté européenne et les Algériens musulmans, sont implantées des communautés juives.
Certains Juifs étaient en Algérie avant l’arrivée des Arabes et fortement intégrés au sein du monde Berbère. Ils étaient installés dans les Aurès, en Kabylie et au M’zab. D’autres ont fuit l’Andalousie après la reconquête chrétienne de 1492. Ils ont apporté avec eux la culture arabo-andalouse et vont diriger, peu à peu, l’ensemble des communautés juives. Enfin, il y avait les Juifs venus de Livourne, en Italie, qui maîtrisaient le commerce.
En 1830, à l’arrivée des Français, les Juifs sont au nombre d’environ 30 000 répartis essentiellement autour de deux pôles : Alger et Constantine.
Les premiers ont accueilli les colonisateurs avec joie et ont joué le rôle d’interprètes. A Constantine, les Juifs étaient plutôt du côté des Ottomans et opposés aux Français. Bien qu’ils n’aient rien demandé, les Juifs d’Algérie sont naturalisés Français par le décret Crémieux du 24 septembre 1870. Notons au passage que les Juifs du M’zab, confondus avec les autochtones, sont écartés de cette mesure.
Le processus de « francisation » va être très long et se dérouler sur une cinquantaine d’années.
Le décret Crémieux provoque une fracture irrémédiable entre les Juifs et les Musulmans dont les conséquences seront considérables.
Un autre effet de la naturalisation est l’abandon progressif des traditions judaïques Nord-Africaines.
Durant de longues années le mouvement nationaliste algérien va osciller entre deux attitudes : Extension générale du décret à toute la population ou abrogation du texte. Le régime de Vichy abroge le décret Crémieux dès 1940. Cette mesure est très mal perçue par la communauté juive.
Après l’effondrement du régime de Vichy, les lois républicaines sont rétablies ainsi que le décret.
L’intégration des Juifs d’Algérie au sein de la communauté européenne est telle qu’ils doivent quitter l’Algérie en 1962, au moment de l’indépendance.
Les Juifs du M’zab, oubliés par le décret en 1870, quittent l’Algérie en 1964.

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