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La guerre du Rif

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Le Maroc est placé sous la tutelle française par le traité du Protectorat signé en 1912. Dès lors va se développer une volonté de s’affranchir de cette tutelle et de créer un Etat marocain moderne.
Abd el Krim occupe une place particulière dans l’histoire du nationalisme marocain. Il a conduit une grande révolte de nature républicaine et islamique contre les deux puissances coloniales de l’époque, l’Espagne et la France, au Nord du Maroc, le Rif. Le soulèvement a mis en cause l’incapacité de l’autorité sultanienne à faire face aux colonisateurs.
Alors que les trois grands leaders nationalistes marocains que sont Balafrej, El Fassi et Ouazzani qui viennent des grandes villes (Fès, Rabat et Salé), élaboreront dès la fin des années 20 une vision historique replaçant au centre les grandes villes et les grandes familles, Abd el Krim vient du Nord et trace une autre perspective à l’action émancipatrice du pays. Il ne trouve pas sa place entre les deux pôles politiques autour desquels oscille l’histoire nationale : La Monarchie et le Mouvement National. En 1921, la guerre du Rif éclate. Abd el Krim constitue une armée régulière de 20 000 hommes en procédant à la levée en masse, ce qui constitue un mode novateur de conduite de la guerre. Les colonisateurs Espagnols et Français essuient une défaite militaire et réagissent brutalement. Le contingent espagnol, fort de 140 000 hommes est conduit par des généraux qui serviront Franco quelques années plus tard au moment du déclenchement de la guerre civile espagnole. Les 100 000 combattants Français sont dirigés par Philippe Pétain. La guerre du Rif est un champ militaire d’expérimentation pour les armées.
Abd el Krim se dote de l’armement moderne saisi à l’adversaire. Ce conflit donne lieu à un vaste soulèvement populaire. Une grève générale éclate en 1925.
Finalement, Abd el Krim est vaincu militairement en 1926 mais la guerre va laisser de profondes traces et servira de références pour les futurs combattants nationalistes, Algériens en particuliers.
La pacification du Maroc ne s’achèvera qu’en 1934.
Le leader du soulèvement fonde le Comité de Libération du Maghreb en 1948 au Caire où il est exilé. Il incarne l’idée de l’unité du Maghreb.
Il meurt au Caire en 1963.
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